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SEO + Cloudflare : le point de rupture que personne ne voit

En novembre et décembre 2025, on a eu deux rappels violents d’une vérité simple : quand Cloudflare tombe, ce n’est pas « juste du downtime ». C’est un choc SEO.

· Par Quentin Olaya · 15 min de lecture

Les pannes massives du 18 novembre et du 5 décembre ont rendu inaccessibles des milliers de sites et services (y compris des plateformes grand public). Et comme Cloudflare gère une part énorme du web mondial, l’effet a été immédiat : e-commerce paralysés, outils SaaS qui expirent, pages qui ne répondent plus… et Google qui se met à enregistrer des erreurs.

Le problème ? Beaucoup d’équipes SEO pensent encore que « Google comprend ». Oui, Google comprend un incident ponctuel. Non, Google ne « comprend » pas une instabilité répétée, un edge qui renvoie des 52x, ou un WAF qui challenge un robot légitime. Google ne lit pas vos intentions ; il lit vos réponses HTTP.

L’objectif de cet article : comprendre l’impact SEO réel d’une panne Cloudflare, identifier les dépendances invisibles dans votre stack (DNS → CDN → WAF/Bot → Workers → app → analytics/outils), et construire une stratégie anti-fragile : technique, monitoring et communication.

Pourquoi une panne Cloudflare peut casser votre SEO (même si « Google comprend »)

Cloudflare est souvent présenté comme un « bouclier » (WAF, anti-DDoS, Bot Management) et un « accélérateur » (CDN, cache, optimisation). Dans la vraie vie, c’est surtout une couche critique qui s’intercale entre Google et votre site.

Dans une chaîne classique, ça ressemble à ceci :

  • DNS (souvent Cloudflare DNS)
  • CDN / cache (PoP, edge, règles de cache)
  • WAF / Bot Management (règles, challenges, rate limiting)
  • Workers / Transform Rules / edge logic (Edge SEO, redirections, headers, réécritures)
  • Application (React, Next, API, origin)
  • Analytics et outils (GA4, pixels, tag manager, SaaS SEO)

Quand Cloudflare a un incident, ce n’est pas seulement « le site est lent ». C’est parfois :

  • Googlebot qui reçoit des 5xx ou des timeouts
  • des sitemaps inaccessibles
  • des redirections qui disparaissent (ou bouclent)
  • des pages rendues « blanches » côté client (JS bloqué ou ressources non servies)
  • un WAF qui challenge ou bloque des robots
  • une collecte analytics qui s’arrête, donc un trou de données
  • des outils SEO qui se mettent à générer de faux signaux (ou tombent eux aussi)

Et c’est là le point de rupture : vous pouvez avoir un site « techniquement bon » (contenu, maillage, Core Web Vitals, netlinking), mais une seule couche instable au milieu suffit à transformer votre SEO en système fragile.

Ce qui se passe techniquement pendant une « Cloudflare en panne » (et pourquoi Google voit surtout des erreurs)

Dire « Cloudflare est en panne » est trop vague. Il y a plusieurs scénarios, et ils n’ont pas du tout le même impact SEO.

Les scénarios les plus fréquents

1) Panne DNS (ou résolution dégradée)

Si la résolution DNS est impactée (chez Cloudflare ou via un incident de propagation), certains résolveurs n’arrivent plus à atteindre votre zone. Résultat : pour une partie des utilisateurs et des bots, votre site « n’existe plus ». Dans Search Console, ça peut remonter en « erreurs serveur » ou « impossible d’explorer », sans que ce soit toujours évident à attribuer.

2) Incident CDN / PoP (cache, routage, edge)

Un incident sur certains points de présence (PoP) peut créer une panne partielle : le site marche depuis une région, pas depuis une autre. Googlebot est distribué géographiquement ; il peut tomber sur la mauvaise zone au mauvais moment.

3) WAF trop strict, règle mal ciblée

Un changement de règle (ou un faux positif) peut créer une « panne invisible » : les humains passent, mais certains user-agents (dont Googlebot, ou des crawlers d’outils) se prennent des 403, 429 ou des challenges.

4) Bot Management trop agressif

Même logique, mais avec un effet encore plus sournois : vous ne voyez pas forcément d’erreurs côté front, mais l’exploration est dégradée.

5) Workers/edge logic qui plante

C’est le scénario Edge SEO : un Worker qui gère redirections, headers, canonicals, ou variantes de rendu. S’il renvoie des erreurs ou du contenu incohérent, vous avez une panne SEO, pas seulement une panne web.

Les codes et symptômes typiques

Pendant un incident Cloudflare, Google (et vos outils) peuvent voir :

  • 500 (erreur interne)
  • 502/503 (bad gateway / service unavailable)
  • 520 (web server returns an unknown error, côté Cloudflare)
  • 524 (timeout : Cloudflare a pu se connecter à l’origin, mais l’origin n’a pas répondu à temps)
  • timeouts (connexion qui n’aboutit pas)
  • pages blanches React (HTML minimal OK, mais JS/CSS/API bloqués → rendu cassé)
  • boucles de redirection (règles edge en conflit, ou origin qui renvoie différemment selon headers)

Le point important : Googlebot ne « voit » pas votre intention (« c’était une panne », « on a une bonne infra », « ça va revenir »). Il voit une série de réponses instables. Et l’impact dépend de trois facteurs :

  • durée (5 minutes vs 6 heures)
  • fréquence (incident rare vs répétition mensuelle)
  • périmètre (site entier vs sections clés : catégories, fiches produit, blog, sitemaps)

Une panne courte et rare est souvent absorbée. Une instabilité répétée transforme votre SEO en dette.

Le vrai coût SEO : indexation, crawl budget et signaux de qualité

Le SEO ne « tombe » pas toujours instantanément. Souvent, le coût est différé et cumulatif.

Indexation : ce que Google n’explore pas n’existe pas (temporairement)

Quand vos pages renvoient des erreurs, Google peut :

  • retarder le recrawl
  • diminuer la fréquence d’exploration des sections jugées instables
  • conserver des URLs en index, mais arrêter de les rafraîchir
  • rater la découverte de nouvelles pages (nouveaux produits, nouvelles catégories, nouveaux articles)

Si vous lancez une mise en ligne, une migration, ou une grosse publication pendant une période instable, vous pouvez perdre le bénéfice du timing.

Crawl budget : les 5xx brûlent votre budget de crawl

Le crawl budget est souvent mal compris. Ce n’est pas un « quota fixe » identique pour tous, c’est une allocation dynamique liée à la capacité de votre site à servir des pages et à l’intérêt que Google leur porte.

Quand Googlebot tombe sur des 5xx et des timeouts :

  • il gaspille du budget sur des tentatives ratées
  • il ralentit pour « ne pas surcharger » un site perçu comme fragile
  • il dépriorise certaines URLs (notamment les plus profondes)
  • il revient plus tard… ce qui peut créer un retard d’indexation sur des pages business

Dit autrement : une panne Cloudflare ne fait pas que vous « sortir » temporairement, elle peut réduire votre cadence de crawl après le retour à la normale, surtout si l’incident se répète.

Effet domino sur les signaux : performance perçue, disponibilité, expérience

Même si Google martèle que « les conversions ne sont pas un signal direct », une panne impacte des signaux corrélés :

  • TTFB et latence (si l’edge est lent ou en erreur intermittente)
  • stabilité de disponibilité (Google enregistre des patterns)
  • expérience utilisateur (rebonds, frustrations, sessions interrompues)
  • pertes de revenus (vous perdez des ventes pendant que vous « préservez » des positions)

La nuance utile : Google peut tolérer un incident unique. Ce qui casse le SEO, c’est la répétition, les micro-incidents, les règles edge qui changent sans test, et la dépendance croissante à des couches externes.

Optimisation on-page SEO : guide pour mieux référencer
Contrairement au SEO off-page qui concerne les facteurs externes comme les backlinks, l’optimisation on-page vous donne un contrôle total sur les éléments qui influencent votre référencement.

Edge SEO : le point de rupture invisible (Workers, règles, redirections, hreflang)

L’Edge SEO, c’est l’idée de déplacer des logiques SEO au niveau du CDN : plutôt que de modifier l’application, on modifie le comportement « à l’entrée » via Cloudflare (Workers, Transform Rules, Redirect Rules, headers, etc.). Sur le papier, c’est génial. En pratique, c’est une dépendance.

Edge SEO, expliqué simplement

Vous mettez au edge des choses comme :

  • des redirections 301/302
  • des réécritures d’URLs
  • l’injection ou la modification d’en-têtes (cache-control, vary, headers de sécurité)
  • parfois des modifications de HTML (plus rare, mais possible via Workers)
  • de la logique de géolocalisation (langue, pays)
  • des règles de canonicalisation ou de normalisation d’URLs
  • des ajustements hreflang (directement ou indirectement via routing)

Cas typiques (et très courants)

  • Redirections de migration gérées via Worker : plus rapide que de toucher au code ou à l’origin.
  • Nettoyage de paramètres (utm, filtres, tracking) : rewrite et 301 propres.
  • Gestion du trailing slash : /page vs /page/.
  • Forçage HTTPS ou www/non-www via edge.
  • Headers SEO (par exemple, contrôler robots, ou gérer des variantes par device/locale).

Pourquoi c’est fragile

Si Cloudflare tombe, ou si un composant edge dysfonctionne, vos règles SEO peuvent :

  • ne plus s’appliquer du tout
  • s’appliquer partiellement (selon PoP)
  • s’appliquer différemment selon conditions (headers, cookies, user-agent)
  • entrer en conflit avec l’origin

Et là, vous ne perdez pas seulement « du trafic temporairement » : vous perdez la cohérence de votre architecture SEO.

Exemples d’impacts SEO concrets

  • Redirections qui cessent → duplication : anciennes URLs de migration redeviennent accessibles (ou renvoient 200/404 de façon incohérente).
  • Boucles de redirection → Googlebot abandonne, et vous brûlez votre crawl budget.
  • Hreflang absent ou incohérent → mauvaise géolocalisation, mauvaise version servie en SERP.
  • Canonicals non appliqués → indexation « bruitée », URLs secondaires qui prennent la place des principales.
  • Normalisation d’URLs cassée → explosion de variantes (paramètres, slashes, casse).

Le piège psychologique : « On a corrigé sans toucher au code ». Oui. Et c’est précisément ce qui crée une dépendance structurelle : votre SEO n’est plus « dans le produit », il est dans une couche réseau.

Outils SEO et analytics : la panne qui crée des « trous » (GA4, crawlers, SaaS)

Pendant une panne, vous perdez des visites. Mais vous perdez aussi la capacité à mesurer correctement ce qui s’est passé.

Côté analytics : des sessions perdues, des attributions biaisées

Si le site ne charge pas, GA4 ne reçoit pas les events. Si le chargement est partiel, vous obtenez :

  • des sessions manquantes
  • des événements non envoyés
  • des conversions non attribuées (ou attribuées au mauvais canal)
  • des séries temporelles trouées

Ensuite, la semaine suivante, quelqu’un conclut : « Le SEO s’effondre ». Alors que vous venez juste de mesurer une panne.

Bon réflexe : annoter précisément la fenêtre d’incident (heure de début/fin, impact par région si connu) dans vos outils internes, et conserver une timeline fiable.

Côté outils SEO SaaS : faux signaux et indisponibilités

Rank trackers, audits, crawlers cloud, monitoring de backlinks… eux aussi peuvent :

  • tomber (parce qu’ils utilisent Cloudflare)
  • ou crawler pendant la panne et enregistrer des 5xx
  • ou changer leurs scores (santé technique, disponibilité, pages en erreur) sur un snapshot pollué

Risque métier : vous prenez des décisions sur des données incomplètes, puis vous « corrigez du SEO » alors que le problème est purement infra.

Bon réflexe : croiser plusieurs sources :

  • logs origin
  • Search Console (erreurs serveur, stats d’exploration)
  • monitoring externe
  • événements d’incidents Cloudflare (status page, communication officielle)
  • métriques côté application

WAF et Bot Management : quand la « sécurité » ressemble à un déclassement SEO

Un WAF mal réglé peut imiter un déclassement SEO, surtout sur des sites modernes (React/SPA, beaucoup d’API, dépendances JS).

Le piège classique

Vous renforcez la sécurité (ou vous activez un mode plus strict) et, sans le vouloir, vous :

  • rate-limitez Googlebot
  • challengez des user-agents légitimes
  • bloquez des IP ranges utilisés par des crawlers
  • bloquez des ressources statiques (JS/CSS) sur certains patterns

Symptômes à surveiller

  • hausse des 403 ou 429
  • apparition de challenges / pages de vérification
  • rendu incomplet (HTML ok, mais JS/CSS bloqués)
  • ressources critiques bloquées (bundle JS, CSS, fonts)
  • comportements différents entre humains et bots

Conséquence SEO

  • exploration dégradée (Googlebot passe moins)
  • rendu cassé (Google peut indexer une page « vide » ou mal rendue)
  • signaux UX indirectement affectés (chargement erratique, erreurs JS)

Bonnes pratiques (pragmatiques)

  • allowlists contrôlées (pas « tout ouvert », mais des règles explicites pour bots critiques)
  • règles ciblées par chemins et endpoints (API, login, checkout ≠ pages publiques)
  • tests via user-agents (et idéalement via environnements de préprod)
  • surveillance des erreurs par segments : bots vs humains, pays, PoP, endpoints
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Diagnostiquer vite : comment prouver à Google (et à votre équipe) que c’était une panne Cloudflare

Quand ça casse, l’enjeu n’est pas seulement de réparer. C’est de diagnostiquer vite et d’éviter les mauvaises actions (changer des règles SEO en panique, lancer une release, purger des caches au hasard).

Checklist immédiate (côté infra)

  • vérifier le statut Cloudflare (page statut + réseaux sociaux + incidents en cours)
  • tester la résolution DNS depuis plusieurs résolveurs
  • exécuter des requêtes HTTP sur pages clés (homepage, sitemap, robots.txt, catégories)
  • regarder les codes renvoyés : 5xx, 52x, timeouts
  • tester en « direct-to-origin » (bypass Cloudflare si possible) pour savoir si l’origin répond correctement

Séparer origin vs edge

Objectif : répondre à une question simple : « Est-ce Cloudflare ou est-ce mon serveur ? »

  • comparer headers (présence de cf-ray, server: cloudflare, etc.)
  • tracer l’emplacement (PoP) touché si possible
  • tester depuis plusieurs régions
  • vérifier si un Worker/règle vient d’être déployé (et rollback si nécessaire)

Checklist côté SEO

  • Search Console : pics d’erreurs serveur, problèmes d’exploration
  • logs de crawl (si vous les avez) : hits Googlebot, codes de réponse
  • évolution des stats d’exploration (crawl stats)
  • vérifier l’accessibilité de robots.txt et des sitemaps (priorité absolue)

Checklist côté data

  • repérer la fenêtre d’incident dans GA4 (trou net)
  • corréler avec monitoring externe
  • éviter les conclusions hâtives (« le SEO baisse ») avant d’avoir isolé l’incident

Documentation interne

Faites un mini-dossier :

  • timeline (heure, symptômes, métriques)
  • captures (statut Cloudflare, exemples de 52x)
  • décisions prises (rollback, désactivation règle, contournement)
  • impact estimé (pages touchées, régions, durée)

Ce dossier sert à deux choses : post-mortem, et alignement interne (SEO, tech, support, direction).

Rendre votre SEO moins dépendant : architecture et « failover » (CDN, DNS, origin)

Le principe est simple : réduire les single points of failure dans la chaîne SEO.

Stratégie CDN : multi-CDN ou mode dégradé

Le multi-CDN est parfois surdimensionné pour une PME, mais il devient rationnel à partir d’un certain niveau de dépendance et de coût d’indisponibilité.

Options réalistes :

  • multi-CDN (pour les plus gros) avec bascule contrôlée
  • plan de contournement : savoir désactiver rapidement Workers/règles critiques, ou servir une version « safe »
  • cache et fallback : s’assurer que certaines pages peuvent être servies même si l’origin souffre

Si vous faites de l’Edge SEO, le point clé est organisationnel : documenter précisément quelles fonctions SEO sont au edge, et comment elles se comportent en panne.

DNS : résilience, TTL et limites

Avoir un secondaire DNS ou un plan de bascule peut aider, mais attention :

  • un switch DNS n’est pas instantané (TTL, caches intermédiaires)
  • en incident massif, vos équipes peuvent être sous pression et faire des erreurs

Ce qu’il vous faut : une procédure simple, testée, et des TTL cohérents (pas trop bas en permanence, mais pas absurdes non plus).

Origin robuste : servir proprement même en mode crise

Même si Cloudflare est la couche visible, l’origin doit être prêt :

  • pages d’erreur utiles (et non indexables)
  • timeouts cohérents (éviter les 524 à répétition)
  • endpoints critiques prioritaires (homepage, sitemaps, robots.txt)
  • cache côté origin si possible
  • stabilité des réponses (éviter les variations incohérentes selon headers)

Décider ce qui doit rester au edge vs revenir dans l’app

Cadre simple :

  • ce qui est critique pour l’indexation (robots.txt, sitemaps, redirections de migration, canonicals, hreflang) doit avoir un plan B ou un comportement dégradé défini
  • ce qui est opportuniste (tests, personnalisation, variations marketing) peut rester au edge avec plus de tolérance au risque

Monitoring « extérieur » et alerting : voir la panne avant que Google ne la voie

La surveillance interne ne suffit pas. Vous avez besoin d’un point de vue externe, multi-régions, multi-FAI, qui simule le monde réel (et donc Google).

Ce qu’il faut surveiller (minimum viable)

  • uptime monitoring (HTTP) sur pages clés
  • latence et TTFB
  • taux de 5xx/52x
  • disponibilité de robots.txt et des sitemaps
  • tests sur pages business (catégories, fiches produit, pages money)

Surveiller spécifiquement le SEO (souvent oublié)

  • redirections critiques (301 attendues)
  • présence de canonical/hreflang (si injectés ou dépendants du edge)
  • disponibilité des ressources JS/CSS critiques (surtout React/SPA)
  • cohérence des codes HTTP (pas de 200 sur pages d’erreur, pas de soft 404)

Corréler sans se faire piéger

  • Search Console est utile, mais pas instantané
  • vos outils SaaS peuvent être eux-mêmes indisponibles
  • un monitoring externe indépendant (idéalement hors dépendance Cloudflare) est votre filet de sécurité
Content rank : optimiser son SEO avec une méthode basée
Le Content Rank représente une méthode d’optimisation de contenu conçue pour améliorer le positionnement de vos pages dans les résultats de recherche Google. Cette approche combine l’analyse approfondie des SERP avec l’utilisation de l’intelligence artificielle pour produire du contenu SEO.

Plan de communication de crise SEO : clients, équipe et signaux publics (Google, LinkedIn)

Une crise Cloudflare est souvent une crise de coordination. Le but : réduire le chaos, protéger la confiance et éviter les mauvaises actions.

Communication interne

  • un canal unique (pas 12 threads)
  • rôles clairs : tech (rétablissement), SEO (diagnostic + priorités crawl), support (clients), direction (décisions)
  • messages standard : état, impact, ETA, next update
  • priorité : rétablir la stabilité, pas « optimiser »

Communication externe

  • une page statut indépendante (idéalement hors de votre domaine principal)
  • email clients si impact B2B
  • si nécessaire, posts publics (LinkedIn) factuels : ce qui se passe, impact, mesures, pas de surpromesse

« Message pour Google »

Il n’y a pas de « déclaration » directe à Google. Ce qui compte, c’est :

  • retour stable en 200
  • sitemaps accessibles
  • robots.txt accessible
  • absence de boucles de redirection
  • éventuellement, demandes ciblées de réexploration via Search Console (sur les pages business)

Après l’incident : actions SEO prioritaires pour récupérer proprement (sans sur-optimiser)

La reprise n’est pas le moment de « tout changer ». C’est le moment de vérifier, stabiliser, puis relancer l’exploration.

1) Valider le retour en 200 sur les pages critiques

  • homepage
  • catégories
  • templates principaux
  • fiches produit / pages money
  • robots.txt, sitemap.xml et sitemaps secondaires
  • ressources JS/CSS critiques

2) Contrôler les éléments Edge SEO

  • redirections (migrations, normalisation)
  • hreflang
  • canonicals
  • headers
  • règles WAF/Bot (et leur impact bots vs humains)

3) Nettoyer les effets secondaires

  • boucles de redirection
  • pages d’erreur indexables (200 avec contenu d’erreur)
  • noindex accidentels
  • sitemaps à régénérer si besoin
  • paramètres d’URL qui explosent

4) Relancer l’exploration intelligemment

  • inspection d’URL sur pages prioritaires
  • demandes d’indexation ciblées (pas en masse)
  • surveiller la reprise des impressions et des hits Googlebot
  • suivre la normalisation des stats d’exploration

5) Post-mortem

  • ce qui a cassé (composant précis)
  • pourquoi (changement, config, dépendance)
  • comment réduire la fragilité (tech + process + monitoring)

Leçon finale : votre SEO n’est pas « sur Google », il est sur votre stack (Cloudflare, SaaS, IA)

On optimise souvent le SEO comme si Google était l’unique variable. En 2026, la réalité est différente : votre SEO vit dans une stack de dépendances.

  • Cloudflare (DNS, CDN, WAF, Bot, Workers)
  • outils SEO SaaS (crawlers, rank trackers, audits, alertes)
  • analytics (GA4, tagging)
  • et même vos workflows de production (IA, design, automatisations)

Les pannes de novembre et décembre 2025 ont montré le point de rupture : plus vous déplacez des logiques au edge (Edge SEO), plus vous gagnez en agilité… et plus vous créez une dépendance structurelle difficile à défaire.

Cadre simple pour décider : tout ce qui est critique pour l’indexation doit avoir un plan B, ou au minimum un mode dégradé documenté.

La bonne nouvelle : un SEO résilient bat un SEO « optimisé mais fragile ». Parce que dans un monde où l’infrastructure, les CDN et les outils peuvent tomber, la performance durable appartient à ceux qui tiennent debout quand les autres deviennent invisibles.

Questions fréquemment posées

Pourquoi une panne Cloudflare peut-elle gravement affecter votre SEO ?

Une panne Cloudflare ne se limite pas à un simple downtime : elle impacte directement le crawl, l’indexation, les données analytiques et la conversion. Googlebot rencontre des erreurs 5xx ou des indisponibilités répétées, ce qui dégrade la fréquence de crawl et la qualité perçue de votre site, rendant votre stratégie SEO fragile.

Quels sont les principaux scénarios techniques d’une panne Cloudflare et leurs impacts SEO ?

Les pannes peuvent concerner le DNS, le CDN (cache/PoP), le WAF, le Bot Management ou les Workers Edge SEO. Ces incidents provoquent des erreurs 500, 502, 503, 520 ou des timeouts qui empêchent Googlebot de voir correctement vos pages, entraînant une mauvaise indexation et une perte du crawl budget.

Comment une indisponibilité due à Cloudflare influence-t-elle l’indexation et le crawl budget sur Google ?

Les erreurs serveur 5xx gaspillent le crawl budget alloué par Google en empêchant l’exploration efficace des pages. Cela retarde le recrawl des sections instables et dégrade les signaux de qualité comme la disponibilité et la performance (TTFB), ce qui peut entraîner une baisse durable du référencement naturel.

Qu’est-ce que l’Edge SEO via Cloudflare Workers et pourquoi cela crée une dépendance technique fragile ?

L’Edge SEO consiste à déplacer des logiques SEO (redirections, balises hreflang, canonicals) au niveau du CDN via Cloudflare Workers. Si Cloudflare tombe, ces règles ne fonctionnent plus ou deviennent incohérentes, provoquant duplication de contenu ou mauvaise géolocalisation. Cette approche crée une dépendance technique qu’il faut anticiper.

Quel est l’impact d’une panne Cloudflare sur vos outils SEO et analytics comme GA4 ?

Une panne peut provoquer des pertes de sessions, événements non envoyés et trous dans les données analytics (GA4). Les outils SaaS SEO (rank trackers, audits) peuvent aussi être indisponibles ou générer de faux signaux. Cela biaise vos décisions métier si vous ne corrigez pas ces périodes avec des annotations et un monitoring croisé.

Comment un WAF ou Bot Management mal configuré via Cloudflare peut-il nuire au référencement naturel ?

Un WAF/Bot Management trop strict peut bloquer Googlebot via des erreurs 403 ou 429. Cela empêche le rendu correct des pages React ou autres contenus dynamiques, dégrade les Core Web Vitals perçus par Google et entraîne un déclassement SEO malgré une protection apparente contre les bots malveillants.

Modifié le 25 janv. 2026